Le week-end dernier nous avons fait une excursion entre filles (avec Céline et Messika), aux îles du Connétable et à
l’îlet la Mère, au large de Cayenne. Départ à 6h15 de la cité U, direction Roura, village entre Cayenne et les montagnes de Kaw : une grosse journée s’annonçait… Une chose est sûre, nous ne
nous attendions pas à passer une journée aussi sympathique ! (surtout à 6h du matin, un dimanche…)
Après une heure de route, pendant laquelle nous avons pu observer le lever du soleil…,
arrivée à Roura, plus précisément à Daka en bordure de la crique Gabrielle (crique = rivière), où nous devions prendre le bateau pour rejoindre la mer. Nous faisions parties d’un groupe de 10
personnes (sans compter la guide et le capitaine du bateau). A 8h, embarquement dans un petit bateau (habilité à aller en mer) dont le capitaine, Bruno (vous en entendrez parler dans les semaines
à venir…), est Tarnais (détail qui a son importance…), plus précisément de Saint-Amans, près de Mazamet ! Mais revenons à nos moutons : 8h embarquement sur la splendide crique
Gabrielle, bordée de palétuviers, arbres à racines aériennes typiques de mangrove, pouvant vivre dans des milieux à forte variation de salinité (au niveau des embouchures et des estuaires
tropicaux). On voit ces racines derrière Céline (en bas à gauche).
Nous avons donc remonté la crique Gabrielle jusqu’à son embouchure avec le Mahury, grand fleuve guyanais bordant la ville de Cayenne. Tout le long du fleuve, et ce, jusqu’à l’embouchure,
encore et toujours de la mangrove… (à droite) mais aussi quelques habitations avant d’arriver à Cayenne (à gauche).
Certaines plages guyanaises sont des spots de kite surf réputés (en bas à droite). Tout
près de l’embouchure, nous avons atteint le chenal le long duquel on peut apercevoir le Degrad Des Cannes (degrad = ponton, débarcadère) (en haut à gauche) qui est le port commercial guyanais
réceptionnant toutes les importations, et alimentant ainsi toute la Guyane (quand on veut bloquer la Guyane, il « suffit » de paralyser le Dégrad des Cannes… nous en avons fait les
frais il y a pas si longtemps…). Tout près du Degrad Des Cannes, on peut voir des petits bateaux de fortunes de clandestins (en haut à droite) qui ont essayé de rejoindre « la France »
par la mer… ceux-là se sont fait attraper…
Ce chenal est quotidiennement entretenu pour éviter l’envasement, du à l’énorme flux d’alluvions et de sédiments charriés par les courants marins et les eaux terreuses des fleuves guyanais. Ce
« bateau », en bas à gauche, dont je ne connais pas le nom, remonte à la surface d’énormes quantités de vase tout le long de la journée… un vrai travail de fourmi !
Historiquement, ce chenal à une grande valeur puisque, en période de
« colonisation » (je déteste ce mot…) de la Guyane, c’était un point militaire stratégique de défense comme en témoigne le fort Diamant (pour plus d’infos voir : http://www.cg973.fr/Fort-Diamant, http://blogannick.over-blog.com/article-20254980.html).
Fin de la petite parenthèse historique et culturelle, retour au récit de notre
excursion ! Nous voilà dans notre petit bateau au niveau de l’embouchure du Mahury, nous prenons enfin la mer ! La traversée jusqu’aux îles du Connétable va durer plus de 2 heures, sur
une mer particulièrement agitée (nauséeux s’abstenir !), mais ça vaut le coup de prendre le risque… Après 2h de mer, nous commençons à croiser quelques oiseaux et sentir une odeur
particulière… (celle du guano), nous avons même eu la chance de voir deux vols d’ibis rouges (oiseau emblématique de Guyane). Enfin voilà les îles du Connétable (Petit à gauche et Grand à
droite) !
Pour info, les îles du Connétable sont classées réserve ornithologique, et il est interdit
d’y accoster, on peut juste en faire le tour sans s’arrêter. A proximité du Grand Connétable, l’île aux oiseaux, on est frappé par la quantité d’oiseaux qui s’y trouvent sur terre, en mer et en
l’air, l’odeur forte et écœurante qui s’en dégage, le bruit (des centaines d’oiseaux qui hurlent…)… mais qu’est ce que c’est beau… ça vaut vraiment le coup…
L’île du Grand Connétable est un refuge pour certaines espèces protégées d’oiseaux
maritimes tels que certaines mouettes, sternes mais surtout la frégate superbe, dont le mâle au plumage noir arbore une poche rouge vif au niveau du jabot, qu’il gonfle lors de la parade nuptiale
pour séduire les femelles (sujet récurrent des reportages animaliers… ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9gate_superbe).
Après avoir mitraillé de photos et apprécié un maximum ce spectacle
époustouflant, nous avons fait machines arrières et repris la mer en direction de l’îlet La Mère à côté de laquelle nous étions déjà passés à l’aller… L’îlet La Mère fait partie d’un
archipel de petites îles au large de Cayenne avec l’îlet Le Père, les Mamelles et l’Enfant Perdu. Tout un tas de légendes circulent à propos de ces îlets…
A gauche : îlet Le Père avec l’îlet La Mère dans le fond ; à droite : les Mamelles :
Fin de la première partie (photo du fleuve Mahury au petit matin…)
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||