Samedi 10 Mai : une journée mémorable… (partie 2)
Après avoir déjeuné dans un chemin de terre, nous avons repris notre chemin et là… nous avons fait une rencontre très particulière… Une couleuvre de plus de 2m à dos noir et à ventre jaune citron partant en chasse traversait la route juste devant nous. Je suis sortie de la voiture et m’en suis approchée le plus près possible, elle ne bougeait plus, ne sachant pas trop comment réagir. Quand j’ai senti qu’elle s’impatientait (elle remuait le bout de la queue de plus en plus vite), je me suis reculée et l’ai laissée s’enfuir dans le talus. Une fois cachée elle ne bougeait plus. Je voyais le bout de sa queue noire et je n’arrivais pas à trouver sa tête. C’est alors que je me suis aperçue qu’elle s’était dressée face à moi dans les buissons. Elle était vraiment magnifique.
Dans l’après-midi, nous avons atteint le bout de la route qui s’arrête aux marais de Kaw (que nous n’avons pas visités). Les marais se trouvent vraiment au pied de la montagne.
Sur le chemin du retour, nous avons à plusieurs reprises rencontré des hordes de petits singes noirs qui étaient descendus sur la route. Nous continuons notre chemin quand soudain, Alain décide d’aller vers la crique Gabrielle et de quitter la route principale pour s’enfoncer à nouveau dans la forêt. Et là, très chanceux une fois de plus, nous tombons sur une colonne de fourmis légionnaires en train de déménager. Vous connaissez les fourmis légionnaires, mais si ce sont celles qui sont caricaturées dans Mc Geyver ! Elles seraient capables de dépecer une vache en quelques heures… Alain à voulu à tout pris en récolter et en a payé le prix puisqu’il a goûté à la fois à leur aiguillon (très venimeuses) et aux mandibules des soldats. Pour vous donner une idée, les Indiens d’Amérique du Sud utilisaient les têtes des soldats comme des agrafes pour suturer les plaies profondes, autant dire qu’une fois qu’elles ont mordu, c’est très dur de les enlever !
Nous empruntons le chemin du retour, tout content de notre trouvaille et là, comble de la chance, nous assistons à une scène très rare : au milieu du chemin, une guêpe (sans doute du genre Pepsis, une des plus grosses du monde) noire avec les ailes rouge vif était en train de ramener dans son nid une grosse mygale qu’elle venait de paralyser avec son aiguillon. Manque de bol pour vous l’appareil photo n’avait plus de batterie, quel dommage !
Voilà le récit de notre mission à Kaw…