17-18 Mai : Week-end à Awala – Yalimapo (partie 1)
Nous sommes partis samedi matin en direction d’Awala, à la limite Ouest du pays, tout près du Surinam. Plus de 2 heures et demi de route et 2 villages, Iracoubo et Mana, nous séparaient de la plage des Hattes, célèbre pour la ponte annuelle de plusieurs espèces de tortues marines. Après une heure de route, Alain décide de me montrer la charmante petite église d’Iracoubo, dont l’intérieur a été entièrement peint par un ancien bagnard. Evidemment, Alain n’a pas pu s’empêcher de signer le livre d’or et… d’y dessiner une fourmi !!!
Nous continuons notre chemin, et avant d’atteindre Mana, nous avons rencontré différents animaux. Tout d’abord, Alain m’a montré un arbre abritant plusieurs couples de cassiques, petit oiseau construisant des nids (ressemblant à des chaussettes) suspendus aux branches d’un arbre (en bas). Nous sommes ensuite tombés sur un tamandua (de la famille du tamanoir et du fourmilier) sur le bord de la route (à droite). Puis Alain a repéré un nid de fourmi qu’il étudie (Azteca chartifex), petite fourmi arboricole construisant des nids cartonnés pouvant être de très grande taille (à gauche). Et enfin nous avons croisé la route d’une bande d’urubus (vautours américains) qui ont leurs habitudes tout près de la décharge de Mana (au centre).
Après avoir traversé Mana, nous atteignons enfin Awala, notre lieu de travail et de repos. Après avoir déjeuné au bord de la rivière Mana (photos du haut), tout près de l’embouchure avec l’océan, nous nous sommes mis au travail dans un bosquet voisin. Au programme récolte de toutes les fourmis aperçues à l’aide d’un aspirateur à bouche (trucs que Alain tient avec la bouche) ou d’une pince pour une analyse de diversité.

Malheureusement, Awala est aussi réputée pour ses moustiques et malgré du répellant et une tenue vestimentaire adéquate (bottes, pantalon, chemise à manches longues), ils ne nous ont pas lâchés une minute. Et puis ma chance légendaire m’a encore joué des tours… Je me suis faite parasiter par des poux d’agouti (aoutas tropicaux très courants) mais je n’en ai ressenti les effets que le lendemain matin au réveil…
Après une après-midi de travail éprouvante, nous avons rejoint notre carbet, nous nous sommes douchés (à l’eau froide…), avons installé nos hamacs pour la nuit, et sommes allés marcher sur la plage des Hattes de Yalimapo, petit village amérindien collé à Awala, dont l’architecture est traditionnelle (photos du haut). En marchant le long de la Mana, nous avons pu observer les traces de nombreuses tortues venues pondre la veille (photo au milieu en bas). En logeant la rivière, nous arrivons petit à petit à l’embouchure avec l’océan où, au loin, on peut apercevoir les côtes du Surinam.

(suite dans la partie 2)