3-4 Août: week-end à Awala-Yalimapo (partie 1)
De dimanche à lundi, nous sommes partis au village amérindien d’Awala-Yalimapo à la rencontre des géantes des mers, les tortues luth. (Oui, oui j’ai bien dit en week-end, on est en vacances, donc on est en week-end quand on veut !!!). J’ai réservé un carbet dans un gîte, et après avoir blindé la glacière (3 pique-niques étaient prévus), rassemblé quelques affaires sans oublier les hamacs et les moustiquaires (Awala n’étant pas réputé que pour ses tortues… !), nous avons levé le camp dimanche matin direction l’Ouest du pays, à la limite du Surinam.
Après 3h de route, nous arrivons enfin à Awala… pause déjeuner face au fleuve Amana, tout près de l’embouchure avec l’océan.

Après le pique-nique, nous avons rejoint le gîte et aménagé notre carbet amérindien pour la nuit : pose des hamacs et des moustiquaires… Seb se demandait comment il allait bien pouvoir passer toute la nuit là-dedans…

Après la pose des hamacs, direction la plage des Hattes (célèbre pour la ponte et l’éclosion des tortues de mer), histoire de se promener un peu, de dire coucou au Surinam (dont on aperçoit la côte) et de se baigner aussi un peu dans l’océan. Attention eau terreuse, donc aucune visibilité, et courant très fort…
La marée étant prévue à 19h, nous nous sommes tenus prêts sur la plage en tenue de combat à partir de 17h (plus à l’aise pour marcher dans le sable et mieux protégés contre les moustiques, notamment lors de la traversée d’un bosquet au pied de la plage). Les tortues marines viennent pondre dans un créneau de 2h avant et près la marée haute. On est susceptibles de croiser au moins 3 espèces différentes : les tortues luth (les plus impressionnantes) et les tortues vertes et olivâtres, toutes aussi mimis ! 
Seb se demandait si on allait être chanceux, alors que moi j’étais plutôt confiante. En plus les nombreuses coquilles d’œuf vides sur le sable témoignaient d’une période intense d’éclosion… 

Mais nous avons marché, marché, sans rien voir, ni mamans, ni bébés… Je commençais sérieusement à douter… Allait-on avoir la chance d’en rencontrer ? Attendons la suite de la soirée… Le soir commençait à tomber et le soleil disparaissait peu à peu derrière l’horizon, laissant place à un ciel de carte postale…
(suite dans la partie 2)